Démystifier les SUP Race

Écrit par PP Loiselle & Laurence Coulombe , ambassadeurs TAIGA BOARD

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Tu as choisi le SUP comme sport cet été et tu souhaites passer à un autre niveau? Tu aimes aller vite vite vite et repousser tes limites sur l’eau? Aujourd’hui, on démystifie enfin les planches de type race qui sont parfaites pour passer à une autre étape.  

  

La shape : 

D’abord, qu’est-ce qui fait que cette planche est faite pour la course ou l'entraînement : sa forme étroite, son poids très léger, sa construction très volumineuse et son aileron. Toutes ces caractéristiques auront bien évidemment un impact sur la glisse.  

  

📷 : Max Bee 

Longueur :  

La très grande majorité des planches de courses varient en largeur et en épaisseur, mais leur longueur se situe habituellement entre 12’6 ou 14’0 pieds, comme la nouvelle TAIGA NARVAL 14'0 x 24”. Pourquoi aussi long? Plus la surface en contact avec l’eau est grande, plus la planche gagnera de la vitesse. Par contre, plus elle est longue, moins elle sera facile à tourner. Donc, un compromis entre glisse et manœuvrabilité est à envisager. Voilà pourquoi il est important de pratiquer tes pivotsCette planche te permettra d’améliorer ta vitesse, mais également de travailler la justesse de tes « pas croisés » et de tes déplacements en générale.  

Largeur : 

La largeur affecte également la vitesse. Imagine avancer avec un ponton versus un voilier de course sur l’eau ! La forme aérodynamique du voilier sera beaucoup plus efficace que celle du ponton. C’est pourquoi les planches de courses sont beaucoup plus étroites que les autres. Chaque pouce en moins aura une incidence sur la vitesse. Attention, cela veut également dire que tu seras beaucoup moins stable sur ta planche. Tu devras utiliser tes muscles abdominaux et dorsaux (core) pour rester stable. Dépendamment de ta physionomie, les planches les plus étroites (22 pouces et 23 pouces) sont les plus difficiles pour l’équilibre latéral. Dans la gamme des 24’, 25’ et 26’ pouces, il s’agira donc de planches généralement plus stables. Pour beaucoup de d’athlètes, un dilemme subsiste entre choisir une planche très étroite et instable pour plus de rapidité, ou une planche un peu plus large et un peu moins rapides pour gagner en énergie et en stabilité. Sur de longues distances, ce ne sera pas nécessairement toujours le pagayeur avec la planche la plus étroite qui sera le plus rapides car il risque davantage de chuter à cause du niveau de difficulté venant avec la largeur de sa planche. Il est nécessaire de mentionner que la gite, autant en position de face qu’en position surf, exigera un temps d’adaptation sur les planches de style racer. Il faudra en ce cas s’attendre à tomber à plusieurs reprises, surtout lors d’un effort un peu plus intense. Cet apprentissage sera par contre très bénéfique lorsque tu seras sur des planches de style all-around.   

Forme : 

Aussi, tu verras que le nez de la planche est très pointu, ce qui permet de trancher l’eau au bout de ta planche ce qui crée moins de résistance (ou de friction) surtout en ce qui concerne le giron ou « rocker ». La queue ou tail de la planche est aussi généralement plus étroite pour permettre à cette eau de continuer son chemin et créer un mouvement favorable sur ta planche et non de résistance encore une fois. Qu’il s’agisse d’un pin-tail en « V » (forme très étroite offre une plus grande retenue et un maximum de contrôle downwind ou un squash tail plus carré pour plus de stabilité, une panoplie de choix s’offre sur le marché. Règle générale il faut comprendre le principe suivant : plus le tail est étroit, moins il est stable lors des pivots et moins il supporte la partie arrière de la planche, ce qui affecte la stabilité de la planche lors de la gite. 

    

 

Épaisseur et volume :  

L’épaisseur aura un impact sur le volume et la flottabilité de la planche. Tu remarqueras que le nez est beaucoup plus massif que le reste de la planche. C’est à cet endroit que la flottabilité est la plus importante ce qui permet au reste de la planche d’être plus mince tout en gardant un bon volume. L’épaisseur à l’arrière du nez (nose) se situe généralement entre 5 et 6 pouces d’épaisseur comparativement à 4 pouces pour les planches all-around. Il s’agira donc, pour la grande majorité des usagers, d’une planche qui assurera une bonne glisse au-dessus de l’eau grâce à cette épaisseur supplémentaire. 

Construction et poids :

Lorsqu’on design nos planches, nous souhaitons toujours offrir le plus de légèreté possible. Pourquoi est-ce encore plus important avec les racers? C’est assez simple, plus ta planche est légère plus ton coup de pagaie sera efficace dans l’eau. Si le tout était plus lourd, tu te fatiguerais plus rapidement. Il serait donc plus difficile de gagner de la vitesse. C’est pourquoi il est important de regarder le poids de ta machine. Ce qui m’amène à te parler de la construction et des matériaux. On veut donc en mettre le moins possible pour gagner en légèreté. C’est pourquoi on utilise un mélange de carbone et de fibre de verre pour s’assurer que ton bolide pèse le moins possible mais ai une structure solide et de qualité supérieure. Le deck est même renforcé de carbone. L’intérieur de ta planche est rempli de mousse EPS 15 kg/m³, c’est pas mal ça qui te fait flotter. C’est la recette magique pour une planche solide et aérée. Finalement, il est important de mentionner que l’achat d’un sac de transport est fortement recommandé pour conserver votre planche de course en bon état.   

Pagaie : 

La pagaie! C’est important d’y penser!!! Une bonne pagaie en carbone te permettra de pagayer plus rapidement tout en dépensant beaucoup moins d’énergie. Règle générale, les pales de ce type de pagaie offre une surface moins importante en terme de pouces carrés et sont par conséquent moins large. Le but étant de pagayer rapidement, il faut une pagaie avec une pale moins volumineuse afin de pouvoir conserver un ratio effort/vitesse raisonnable. Tu remarqueras donc que certaines pagaies race seront plus rectangulaires afin de maximiser l’efficacité de chaque coup de pagaie. Chacune des phases du ton coup de pagaies seront importantes à maitriser : entrée, puissance, sortie, recouvrement. Il est surtout important d’être rapide lors des phases de sortie et de recouvrement afin perdre le moins de temps avec la pagaie en dehors de l’eau. 

Nos athlètes ambassadeurs testent depuis plusieurs années une variété de concepts et des constructions afin de créer des planches performantes et efficaces. Nos constructions s’améliorent d’année en année grâce à leurs judicieux conseils. Nous avons donc au fil du temps et des courses, réussi à construire des planches racer allant de 22’0 pouces jusqu’à 27’0 pouces (de largeur) tout en modifiant la construction de chaque élément qu’il s’agisse du nose, du tail, du rocker, du deck ou du volume. Toutes ces modifications, en parallèle avec la physiologie du pagayeur, permettront à ce dernier de tirer le maximum de glisse à chaque coup de pagaie. 

 

Bon entraînement! 🌞  🌊

Nos meilleurs spots pour pratiquer 

  1. Bassin du KSF à Lasalle 
  2. Bassin d’eau face au Natatorium de Verdun 
  3. Lac Saint-Louis et Marina de Lachine 
  4. Vieux canal de Valleyfield et Baie Saint-François 
  5. Lac de l’Île Notre-Dame et Bassin olympique du Parc Jean-Drapeau 
  6. Tout plan d’eau calme et sans vent (surtout tôt le matin et le soir au couché de soleil) 

 

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